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        Caroline Liabot, www.elleseteuxphotographie.fr, Connemara, Ireland.

        « Celle qui Voyage .

        Une robe, une artiste, une épouse, une mère, une femme…

        Une parenthèse, une union entre la femme et les éléments.

        La terre, l’eau et les airs, associés à la libre expression de la féminité pour une histoire éphémère entre sensualité et simplicité.

        L’Irlande, île sauvage, indomptée, aux mille et une facettes, telles celles d’une femme, telles celles qui font de moi ce que je suis.

        Libre, sauvage, douce, solitaire, audacieuse, forte et fragile à la fois.

        La robe, elle voyage, elle flotte, elle vit, elle inspire, elle émeut.

         

        Une robe, 10 artistes, 10 interprétations, 10 invitations à vous faire voyager.

        Est-ce la robe qui voyage ? Ou bien est-ce l’artiste qui vous fait voyager ?

         

        Bienvenue dans « Celle Qui Voyage » par Caroline Liabot. »

         

         

         

         

        Marine Marques, www.marinemarques.com , Noirmoutier, France.

         

        « Celle qui voyage, a voyagé en premier jusqu’à chez moi.

        Premier arrêt, je l’embarque déjà dans ma valise pour repartir. Aller. C’est une robe qui aime voler au vent, alors je l’emmène prendre mon air préféré, celui de l’Océan. L’air est frais, l’exercice difficile mais cet endroit, cette lumière me donnent le sourire.

        Retour. Le vent d’ici me parle moins mais ma maison et mon jardin savent s’y prendre pour raconter de belles choses. Ma jungle, ce petit paradis du quotidien et ses trous de lumière. C’est là que la robe vole à nouveau, c’est calme et doux, l’exercice est déjà moins difficile. Aller-retour.

        Et pourtant ce projet m’aura ouvert une autre route, créer pour soi, expérimenter. A mon tour de repartir. »

         

         

         

         

        Morgane Malgat, www.morganemalgat.com, Lot, France.

        « Ce temps avec elle, sans savoir où aller, c’était long et court à la fois. Alors j’ai commencé par faire une liste des techniques que je pouvais utiliser ou des points de vue que je pouvais tester. Elle me servirait juste d’aide, de soutien, en cas de manque d’inspiration le moment venu. Pas d’obligation aucune. Cette liste, c’était juste des mots. Seulement des mots.

        Sans aucune image en tête. Je ne pars (presque) jamais avec des images en tête. Parce que j’ai horreur de cette sensation, et je n’arrive pas à la gérer. Ça me demande trop. Trop pour beaucoup de choses. Et puis parce que la plupart du temps je suis déçue. Mais aussi, et surtout je crois, parce que j’ai terriblement peur de passer à côté du reste en me concentrant, et en me contentant, de ce je peux avoir en tête.

        Entre le prévu et l’imprévu, j’ai toujours une préférence pour l’imprévu…

        Alors comme d’habitude, je suis partie de moi, au présent, et des petits trésors invisibles de mon quotidien qui défilait sous mes yeux. Et je me suis laissée vivre. Et c’est là que j’ai vu. L’ombre et la lumière sur le mur en faisant des crêpes. Les étoiles et la lune qui se lève en faisant une pause à la fenêtre. Ah les fenêtres. La brume tôt le matin en allant courir avec mon chien. Cet arbre haut dans le jardin. Les trous dans mon portail. La robe sur moi, vu d’en haut depuis mes yeux, parce que je regardais où je marchais. Le soleil qui se lève faisant disparaître les dernières étoiles, holocène dans les oreilles.

        Tout était là. Juste là. Dans un rayon de trente mètres autour de chez moi. Pas plus. »

         

         

         

         

        Emilie Massal, www.emiliemassal.com – Arreau, Pyrénées Françaises, France.


        « J’ai eu peur de me voir dedans. Je l’ai trouvée élégante et féminine à l’ouverture du colis.

        Il m’a fallut la voir sur deux autres corps pour l’apprivoiser. J’ai observé le mouvement, sa texture. J’ai presque commencé à m’imaginer dedans.

        Le moment est venu, je prends ma voiture et je pars. Et vous ne devinerez pas… J’ai oublié mon appareil photo. C’était un loupé, pour mieux appréhender. La robe, les lieux, mon corps.

        Le dimanche suivant, je repars. Le soleil est avec moi.

        Je me sens bien. Libre. Sauvage. Et féminine. »

         

         

         

         

         

        Sylvain Marchand, www.instagram.com/sylvain_marchand_photographe – Manigod, Alpes Françaises, France.

        « Notre évasion sentimentale

        Pour ce projet, la décision de réaliser cette série ensemble s’est imposée d’elle même.
        Je n’imaginais pas une seconde solliciter une modèle pour évoquer la féminité que je souhaitais associer à la question de l’intime
        La majeure partie de cette série s’est déroulée dans un petit village de Savoie, où durant son enfance, ma femme y a passé toutes ses vacances d’hiver et d’été.
        Durant notre séjour, lorsque la lumière se faisait plus douce, nous désertions le foyer familial, laissant dernière nous, nos enfants.

        Comme des gosses qui ont conscience de franchir un interdit, j’avais un sentiment de faire le mur, d’une échappée, mais pas pour aller faire des courses ou déposer un de nos enfants à une activité, non, cette fois, nous prenions la route pour faire des photos, ensemble.

        J’insère les clés dans le contact, le moteur ronronne, et nous voilà sur la route en quête d’endroits inspirants
        Nos yeux balayent la topographie des lieux.
        Elle, assise sur le siège passager en robe du soir, la lumière caressant les textures et ses formes, moi roulant à vive allure, scrutant la lumière incontestablement en train de se dérober sous mes yeux.

        Il faut que cela aille vite, pour elle,
        J’aimerai en refaire une, pour moi
        Mais trop tard, elle est déjà ailleurs

        L’affaire n’est pas simple, on se connait bien.
        Après tout, qu’est-ce que j’imaginais ?
        Que ma femme poserait comme une modèle de magazine, totalement disposée, sans se soucier du temps qui passe.
        Alors que nos enfants nous attendent patiemment dans notre logement temporaire, qu’ils ont peut-être faim, qu’il est déjà tard, qu’on devrait peut-être rentrer, tu ne crois pas ?
        Avec à peine 3 cadrages en poche, j’abdique et rebrousse chemin.

        Puis vient le moment de découvrir les premières images
        Celles que nous avons fabriquées ensemble.
        Nous voilà cueillis
        Nous voilà fiers, disons-le.

        La suite s’enchaîne vite. Nous échafaudons les plans de notre future escapade.

        Notre évasion sentimentale.

        Ma femme suggère des lieux, des ambiances, des cadrages qui viennent étoffer la série.
        Son goût prononcé pour l’art – qu’elle consacrait quand nous étions plus jeune – me revient soudain en mémoire.
        Ses idées sont précises, sa vision claire, et surtout différente de la mienne.
        Elle est spontanée, brouillonne, imparfaite, alors que moi, j’analyse sans cesse, je traque les lignes droites sans fioritures, et façonne mes cadrages au cordeau.

        Cette série, c’est autant elle, que moi.
        C’est un homme qui porte un regard sur sa femme
        C’est aussi une femme qui se laisse regarder par son homme
        Cette série, ce sont deux regards qui se croisent et provoquent une étincelle.
        Cette série, c’est une partie de nous. »

         

         

         

         

        Cathy Marion, www.cathymarionphotographe.com – Anjou, France.

        « Celle qui voyage.

        C’est la robe qui voyage, elle est en mouvement, elle traverse les vies, et elle a traversé ma vie. A ce moment, lorsque j’ai eu la robe, j’avais l’impression que ma vie était un tourbillon autour de la maternité. Je voulais du mouvement t’elle qu’était ma vie. Je voulais qu’on me voit mère. Je voulais me voir à travers cette robe comme je suis, avec mes formes et mes courbes. Je voulais aussi m’amuser avec et faire une photo qui n’ai pas de sens profond, alors j’ai vu mon potager et j’ai voulu faire comme mes tomates. Véridique. Poser comme un piquet, et regarder loin. J’ai voyagé et elle a voyagé dans mon potager lors de cette chaude soirée d’été.

        C’est fouillis et brouillon mais finalement c’est exactement ce que devaient être ces photos, au plus proche de mon être! »

         

         

         

         

        Eva Lagardere, www.instagram.com/eva_lagardere – Souston, France.

        « Quand Caroline m’a proposé de participer à ce projet, j’ai de suite accepté, avec joie! Un projet personnel, en plus en groupe, est toujours un bon moyen de se mettre « un coup de pied aux fesses », et j’en avais besoin! Étant enceinte à ce moment là, je savais que je voulais parler de maternité. J’aurai adoré faire des autoportraits avec cette magnifique robe, mais mon énorme ventre en avait décidé autrement!

        Ce n’est pas grave, j’avais trouvé une superbe modèle pour traiter d’un thème qui me tient tellement à coeur : l’allaitement! Et surtout, l’allaitement avec un bambin. On rêvait elle et moi de coucher de soleil sur la plage, mon endroit et moment fétiche! Mais l’univers en avait décidé autrement : nous n’avons eu que de la pluie pendant les jours où la robe était avec nous! Un autre coup de pied aux fesses : shooter pendant un jour de grisaille… Ca n’a vraiment jamais été mon fort… Et on a tout eu : le ciel gris très clair sans relief, les nuages noirs, et la pluie!! Si je fais un parallèle avec mon sujet, l’allaitement, je dirai que la société n’accueille pas toujours l’allaitement à bras ouvert, d’autant plus quand il s’agit d’un bambin. C’est pourtant un des rôles que Dame Nature nous a donné, et quel rôle : nourrir la vie que nous venons de créer! J’y vois une maman avec sa petite fille qui marchent ensemble avec la tempête que cela peut créer autour d’elles parfois, mais qui restent fortes et soudées par ce lien que personne ne peut enlever.

        Un projet qui m’aura fait réellement sortir de ma zone de confort, et dont je suis très fière du résultat! »

         

         

         

         

         

        Caroline Cuinet Wellings, www.bluecicadaphotography.com – Eze, French Riviera, France.

        « La jolie dépression.

        Ce que l’on porte sur nous n’est pas toujours notre choix. Je suis femme, je suis enfant. Je suis trop petite pour cette robe et pourtant elle me va comme un gant. Je ne suis pas supposée la porter comme ça, cette robe. Regarde tout ce soleil dehors, chaud et réconfortant, sur ta peau. Mais ça fait mal, mal, mal. Et ces rires piquent si fort que je préfère me noyer sous la douche, dans cette robe parce qu’au moins on me croira comme ça, que je fais pas semblant. Qu’est-ce-que toi tu choisis de porter ? pour qui ? Et si tu laisses les autres voir ce qu’il y en dessous de cette robe, est-ce-qu’ils t’aideront à te la remettre, à l’endroit ? Ou à l’envers à nouveau ?

        Et si ça n’avait pas d’importance finalement. Peut-être, des fois, je mettrais des chaussures avec cette robe pour fouler le monde. Je peux sourire et avoir mal à la fois. Je peux être femme et enfant. Je peux la porter cette robe, comme bon me semble, et rien à foutre si elle se mouille.

        Peut-Être je n’ai pas le choix, des fois, mais la chose la plus bienveillante que je puisse faire envers moi, c’est d’être OK avec ça. »

         

         

         

         

        Elodie Forot, www.elodieforot.fr – L’atelier des Matières Premières, Goult, France.

         

        « J’ai réalisé cette séance avec Charlie sans vraiment savoir ce que je voulais réaliser à l’avance. Je fonctionne beaucoup à l’instinct, aux ressentis et aux intuitions. J’avais besoin avant toute chose de m’imprégner du lieu, de la personne et de sa connexion avec la robe. De voir comment son corps et son âme allaient interagir avec “celle qui voyage” !

        Je crois que j’avais avant tout besoin de me reconnecter à mon intuition et à me laisser porter par ce qui se passe en moi dans ces moments là mais aussi par la relation que nous allions créer à quatre : Charlie, la robe, le boîtier et moi ! J’ai tout de suite été attirée par quelque chose de l’ordre du minéral, de la matière. Je ne parviens pas à l’expliquer avec des mots, mais en écrivant je me rends compte que l’atelier de Charlie où nous avons réalisé la séance, s’appelle “matière première” !

        Je voulais que mes images retranscrivent ce côté minéral et brut. J’ai aussi voulu mettre en avant le mouvement, la féminité et toutes les rondeurs qui l’accompagnent : les attitudes, les gestes, les formes, les lumières. Charlie devenant alors elle-même matière à tout cela !

        Oui c’est cela, j’ai voulu montrer qu’au delà de la robe, “celle qui voyage” c’est ça : la féminité sous toute ses formes et dans tout ce qu’elle a de plus beau à nous montrer. »

         

         

         

         

        Coraline Simon, www.coralinesimon.com – Freval, Normandie, France.

        « Celle qui voyage.

        Celle qui vole, qui se froisse, qui se laisse vivre. Celle qui ose, celle qui hésite, celle qui croit que tout est possible. Celle qui se jette à l’eau. Et qui est toujours là. Même si elle n’est pas bien mise. Même si elle change de couleur et qu’elle colle à la peau. Elle est toujours là et bien vivante, croyez-moi. Celle qui voyage, c’est cette robe. C’est toi, c’est moi, c’est nous. Alors dans le tourbillon de cette vie-là, j’ai emmené cette robe avec moi. Aussi imparfaite que moi, je lui ai laissé ses plis et ses mouvements aléatoires. Je l’ai laissée se coller à mon corps, et montrer ces petits bouts de moi. Que parfois je n’aime pas.

        Je l’ai emmenée dans mon endroit. Fréval. Celui qui m’apaise et me fait vibrer. Parce que dedans, il y a des petits bouts de ma vie. Et que moi je porte des morceaux de lui. Celle qui voyage, je l’ai photographiée à l’instinct. A l’image de ce qui guide mes choix, chaque jour un peu plus.

        Alors voilà, avec elle, je vous parle un peu de moi. Et de cette part de féminité que je cache parfois. Fréval, Fermanville, Normandie. Juillet 2018 »